Le Rassemblement des Travailleurs du Sénégal (RTS) monte encore au créneau pour dénoncer les pratiques partisanes au sein de la société de transport Dakar Dem Dikk.
Le RTS a récemment tiré la sonnette d’alarme sur de graves dysfonctionnements au sein de la société de transport Dakar Dem Dikk. Parmi les principales préoccupations soulevées, dans un communiqué publié ce jeudi 20 mars, figurent « le non-respect du Code du travail, des licenciements jugés abusifs, ainsi que des nominations perçues comme partisanes et politiques ». Ces pratiques, selon Boubacar Fall et compagnie, « compromettent l’équité et la transparence dans la gestion des ressources humaines de l’entreprise ».
Le RTS accuse également Dakar Dem Dikk de ne pas respecter les dispositions légales en matière de droit du travail, notamment avec des suspensions de salaires injustifiées et des licenciements effectués sans le respect des procédures légales. Ces manquements, selon le RTS, « portent atteinte aux droits fondamentaux des employés et contribuent à instaurer un climat de précarité et d’insécurité au sein de l’entreprise ». « Ce sont des pratiques, qui, non seulement fragilisent la confiance des employés envers leur employeur, mais aussi, menacent la cohésion sociale au sein de l’entreprise », souligne le communiqué.
En plus des problèmes liés au droit du travail, le RTS dénonce des nominations de personnel qui semblent motivées par des considérations politiques et partisanes plutôt que par le mérite et les compétences. « Ces recrutements, effectués sans concours ni processus de sélection rigoureux, témoignent d’une ingérence politique dans la gestion de l’entreprise », précise le RTS avant de poursuivre : « une telle situation exacerbe le sentiment d’injustice parmi les salariés, déjà affectés par les licenciements abusifs et les manquements au Code du travail ».
Face à ces constats alarmants, le Rassemblement des Travailleurs du Sénégal appelle à une révision immédiate des pratiques managériales de Dakar Dem Dikk. Il invite également l’ensemble des acteurs concernés, y compris la société civile, à engager un dialogue constructif pour restaurer les principes de justice et d’équité.