Pathétique
Un résultat acquis sur le terrain, un score validé, un trophée attribué… puis, deux mois plus tard, un jury décide de tout annuler. On tombe des nues. Du jamais vu.
Même dans le football, l’Afrique parvient encore à se ridiculiser à travers des décisions aussi incompréhensibles. Une telle situation est inédite dans l’histoire des compétitions sportives.
La CAF a touché le fond. Ce jury que l’on dit « indépendant » suscite plus de doutes que de crédibilité. En réalité, c’est toute l’institution qui se retrouve aujourd’hui discréditée par une décision aussi surprenante qu’incompréhensible. Comment, entre quatre murs, quelques individus peuvent-ils invalider le verdict du terrain, essence même du sport ?
Ceux qui ont pris cette décision, comme ceux qui les ont influencés, ne peuvent en être fiers. Car il est de plus en plus évident que, depuis quelques années, la CAF évolue sous influence, avec une gouvernance qui semble s’exercer à distance. De nombreux faits viennent étayer ce constat.
La gestion du football africain pose problème, mais avec une telle décision, la CAF franchit un cap supplémentaire dans le discrédit et le ridicule.
Cette décision est inacceptable. Elle ne doit pas passer.
Comment peut-on offrir une victoire à une équipe qui n’a pas gagné sur le terrain ? Une telle récompense est dépourvue de toute valeur sportive et ne peut avoir la moindre saveur pour ceux qui en bénéficient.
Il est impératif d’explorer toutes les voies de recours possibles afin de contester cette décision.
Mamadou Koumé



