L’Alliance Pour la République (APR) est montée au créneau ce 17 mars 2025, dénonçant une tentative de manipulation de la loi d’amnistie adoptée en mars 2024 sous la présidence de Macky Sall. Dans une déclaration intitulée « N’interprétez pas, abrogez-la ! », le parti accuse le régime actuel de vouloir instrumentaliser cette loi pour « protéger ses militants » tout en exposant les Forces de défense et de sécurité (FDS) à d’éventuelles poursuites.
L’APR rappelle que cette loi, bien que controversée, avait permis une sortie de crise et l’organisation d’une élection présidentielle apaisée. Pourtant, au lieu d’une abrogation promise par le Pastef, le parti au pouvoir chercherait désormais à en modifier l’interprétation par une nouvelle loi jugée « anticonstitutionnelle ». Selon l’APR, cette manœuvre viserait à innocenter les responsables du Pastef impliqués dans les violences de 2021 à 2023, tout en ouvrant la voie à des poursuites contre les FDS, accusées d’avoir empêché un projet insurrectionnel.
Face à cette situation, l’APR exige l’abrogation pure et simple de la loi d’amnistie, permettant ainsi de juger les leaders du Pastef, dont le Premier ministre Ousmane Sonko. Le parti réclame également la libération immédiate de plusieurs de ses figures, notamment Farba Ngom et Lat Diop, ainsi que des hommes d’affaires Samuel Sarr et Tahirou Sarr, qu’il considère comme des « détenus politiques ».
Appelant les Sénégalais à se mobiliser pour défendre les forces de sécurité, l’APR menace de recourir à toutes les voies légales et politiques pour empêcher ce qu’il qualifie de « projet dangereux ». Dans un contexte déjà tendu, cette sortie marque une nouvelle escalade entre le pouvoir et l’opposition.