Du 18 février au 2 avril 2026, les fidèles catholiques du Sénégal, de la Mauritanie, du Cap-Vert et de la Guinée-Bissau sont invités à vivre un Carême placé sous le signe de la synodalité et de l’autonomie ecclésiale.
Dans un message pastoral publié par la Conférence épiscopale Sénégal, Mauritanie, Cap‑Vert et Guinée‑Bissau et signé à Tambacounda le 16 novembre 2025, les évêques appellent à une transformation spirituelle, sociale et institutionnelle des communautés chrétiennes.
Ce message s’inscrit dans la continuité du Synode sur la synodalité et des orientations de la 5ᵉ Assemblée générale de la CERAO, tenue à Dakar en mai 2025.
Les pasteurs posent une question centrale : les Églises locales peuvent-elles prendre en charge leur mission de manière autonome, transparente et adaptée aux réalités africaines ?
Écoute, engagement et autonomie financière
Le document propose un chemin en quatre axes.
Le premier appelle à « marcher ensemble » en écoutant l’Esprit Saint, notamment à travers les souffrances des jeunes, des migrants, des familles éprouvées et des plus vulnérables.
Le deuxième axe insiste sur le service du bien commun et l’autonomie financière, considérée comme un signe de maturité ecclésiale.
Les évêques exhortent les communautés à développer une gouvernance responsable, fondée sur la solidarité et la transparence, afin de réduire la dépendance aux aides extérieures.
Une mission prophétique pour la paix
Dans un contexte régional marqué par l’insécurité, les tensions sociales et les inégalités, l’Église est appelée à jouer un rôle prophétique en promouvant la paix, la justice et la réconciliation.
Les pasteurs invitent les fidèles à rejeter la violence, la corruption et la haine, et à privilégier le dialogue, notamment interreligieux.
Prière, jeûne et partage au cœur du Carême
Enfin, le message encourage la pratique de la prière, du jeûne et du partage comme moyens concrets de conversion.
Des initiatives pastorales sont prévues, notamment des formations sur la gouvernance ecclésiale, des collectes de solidarité et des actions en faveur des malades, des prisonniers et des migrants.
À travers cet appel, les évêques expriment leur conviction que le Carême 2026 peut devenir un moment décisif pour bâtir une Église africaine plus synodale, autonome et engagée au service de la justice, de la paix et de la dignité humaine.



