Dans le cadre de sa politique d’accompagnement social et de dynamisation économique, la Mairie de Yoff a officialisé le lancement du projet IMAM 2 (« Amélioration de l’élevage en milieu urbain à Yoff »).
Menée en synergie avec l’ONG Heifer International, le Ministère de l’Élevage et des Productions animales, ainsi que le Regroupement des Éleveurs de Yoff et Environs (REYE), cette initiative innovante vise à renforcer l’autonomisation financière des ménages les plus vulnérables de la commune.

Un modèle d’économie circulaire unique
Face aux coûts prohibitifs des animaux de race améliorée, qui freinent l’accès des familles modestes à ce secteur clé de l’économie sénégalaise, la municipalité propose un modèle fondé sur la solidarité communautaire.
Le mécanisme s’articule en quatre étapes majeures :
Attribution : La Mairie de Yoff remet gratuitement une brebis à un ménage en situation de vulnérabilité.
Reproduction : Les éleveurs membres du REYE mettent gratuitement à disposition des géniteurs mâles de race d’élite « Ladoum » afin d’assurer l’amélioration génétique des futures portées.
Naissance et sevrage : Le bénéficiaire prend en charge l’entretien et l’élevage de l’animal jusqu’au sevrage de l’agneau.
Transmission : C’est le cœur du dispositif. Une fois l’agneau sevré, s’il s’agit d’une femelle, la Mairie la récupère pour l’attribuer à une nouvelle famille. Si c’est un mâle, le bénéficiaire initial peut l’acquérir à un coût préférentiel pour développer son propre élevage.
Ce cycle solidaire permet à une seule brebis de générer plusieurs générations d’animaux, créant ainsi un impact démultiplié au sein de la communauté.
Des impacts concrets à long terme
Au-delà de l’aide sociale immédiate, le projet IMAM 2 ambitionne d’augmenter durablement le nombre d’éleveurs à Yoff, de sécuriser les revenus des foyers, d’améliorer le patrimoine génétique du cheptel local et de valoriser l’élevage en milieu urbain comme un véritable levier de développement local d’où le slogan « Donner une brebis aujourd’hui, c’est offrir une opportunité durable demain. »



