Un an après son élection, Bassirou Diomaye Faye a marqué son mandat par des décisions fortes, traduisant une volonté de rupture avec l’ancien régime. Son action s’articule autour de la souveraineté, la transparence et la justice.
Parmi les mesures phares, la fermeture des bases militaires étrangères, annoncée pour 2025, symbolise la fin de l’ingérence extérieure. La suspension des accords de pêche avec l’Union européenne vise, quant à elle, à protéger les ressources halieutiques du pays.
Sur le plan institutionnel, le président a dissous le Haut Conseil des Collectivités Territoriales (HCCT) et le Conseil Économique, Social et Environnemental (CESE), réalisant ainsi une économie de 77 milliards de FCFA en cinq ans. La dissolution de l’Assemblée nationale a permis un renouvellement politique, tandis que la réactivation de la Haute Cour de Justice et l’activation du Pool judiciaire financier renforcent la lutte contre la corruption et l’impunité.
La gestion des ressources publiques est aussi au cœur de son action : il a ordonné la publication de tous les rapports d’enquête de 2019 à 2024 et lancé la renégociation des contrats pétroliers et gaziers pour assurer de meilleures retombées économiques.
Enfin, la lutte contre la spéculation foncière s’est matérialisée par la suspension des lotissements sur le littoral et dans certaines zones stratégiques. Par ailleurs, l’abrogation de 13 décrets signés par Macky Sall, dont ceux octroyant des salaires élevés aux anciens ministres, marque une volonté de moralisation de la gestion publique.
En un an, Bassirou Diomaye Faye a ainsi engagé des réformes profondes qui redessinent le paysage politique, économique et institutionnel du Sénégal.