Le ministre de l’Urbanisme, des Collectivités territoriales et de l’Aménagement des territoires, Moussa Bala Fofana a déclaré, jeudi à Thiès, que le financement du développement territorial et la réforme de la fiscalité locale sont “deux piliers essentiels pour bâtir des territoires prospères, inclusifs et résilients où chaque citoyen pourra s’épanouir”.
La “ mission essentielle ” des collectivités territoriales étant de “ répondre aux besoins fondamentaux de leurs habitants, implique aussi la mise en place d’infrastructures vitales, la fourniture de services de base essentiels et la lutte contre les inégalités persistantes ”, a expliqué Moussa Bala Fofana.
Autant ” d’aspirations légitimes [qui] ne peuvent se concrétiser sans l’apport de ressources financières robustes, pérennes et gérées avec une sagesse exemplaire”, a-t-il dit.
Moussa Bala Fofana présidait la quatrième journée nationale de concertation sur le financement du développement territorial et la réforme de la fiscalité locale dans la cité du rail.
Les objectifs visés à travers cette rencontre sont, selon lui, d’”instaurer une fiscalité locale optimisée et de mettre en place un financement territorial diversifié et équitable”.
Le ministre a évoqué les “efforts” consentis par l’État, qui se sont traduits par l’augmentation des montants alloués aux collectivités mais aussi, les fonds transférés, à savoir le Fonds de dotation de la décentralisation (FDD), le Fonds d’équipement des collectivités territoriales (FECT) et les Fonds de concours.
Par ailleurs, M. Fofana a annoncé que des » réformes sont déjà en cours et porteront (…), sur l’indexation du FDD, que nous (l’État) comptons porter de 10 % à 15 % de la TVA ’’, assurant qu’il y aura une “répartition plus équitable de ce fonds entre les collectivités territoriales”.
Il a exhorté les acteurs territoriaux à approfondir les axes de réforme autour de quelques mécanismes de financements innovants, comme » le fonds d’appui au développement local, les fonds verts pour des projets environnementaux et de résilience, les emprunts structurés, la Responsabilité sociétale des entreprises (RSE), le financement islamique et la mobilisation de l’épargne de notre diaspora ”.
Il les a aussi invités à “institutionnaliser le budget participatif” dans leurs plans de gestion. (Avec Aps)