Dans sa Déclaration de Politique Générale, le Premier ministre Ahmadou Al Aminou Lô a placé la gestion du pétrole et du gaz au cœur de la stratégie de souveraineté nationale. L’objectif : accroître le contenu local, réduire la dépendance aux financements extérieurs et bâtir une prospérité durable grâce au Fonds intergénérationnel.
Le chef du gouvernement a réaffirmé la place centrale du gaz dans le mix énergétique national. L’ambition est claire : produire localement à moindre coût pour, à terme, faire baisser le prix de l’électricité. Une mesure qui devrait profiter en priorité aux ménages non subventionnés.
Le PM a également annoncé la restructuration des blocs pétroliers, validée en Conseil des ministres, afin de fluidifier leur exploitation.
Mais la transformation des hydrocarbures en richesse se heurte à la réalité des coûts. L’exploration et le développement des gisements mobilisent plusieurs milliards de dollars. Le projet Grand Tortue Ahmeyim (GTA) en est l’illustration. Faute de capacités financières propres, le Sénégal a dû recourir à l’endettement auprès des grands bailleurs internationaux.
Pour sortir de cette dépendance, le gouvernement mise sur la montée en puissance du Fonds intergénérationnel. Alimenté par les revenus extractifs, il doit permettre à terme au Sénégal de financer ses propres projets structurants.
»Il faut de la patience », a prévenu Ahmadou Al Aminou Lô. Le temps que les revenus pétroliers et gaziers constituent une capacité d’investissement véritablement autonome.
Au-delà des revenus, la stratégie du gouvernement vise à faire des ressources extractives un instrument de souveraineté économique et de financement du développement sur le long terme.



